Sème le Soleil - Photographe de mariage à Saint-Malo
Installée à Saint-Malo, Barbara n’a pas toujours envisagé de faire de la photographie son métier. Après plusieurs expériences professionnelles, notamment dans le recrutement, c’est finalement l’envie de renouer avec sa créativité qui la pousse à changer de voie. Un nouveau départ qui donne naissance à Sème le Soleil, son activité de photographe de mariage à Saint-Malo.
Amoureuse de la côte bretonne, Barbara fait du bord de mer son terrain de jeu favori. Sur la plage, elle privilégie le mouvement, la spontanéité et les instants partagés aux poses trop figées. Une sensibilité qu’elle retrouve dans ses reportages de mariage, avec l’envie de saisir les émotions et les petits moments qui font toute la singularité d’une journée.
Mais pour Barbara, photographier une célébration ne se résume pas à réaliser de belles images. C’est aussi apprendre à connaître les couples, comprendre leur histoire et créer une véritable relation de confiance. Convaincue que le feeling est essentiel, elle veille à trouver sa juste place auprès des mariés, entre proximité et discrétion, pour les accompagner tout au long de leur journée.
À l’occasion de cette interview, Barbara revient sur sa reconversion, son attachement à Saint-Malo et sa manière d’accompagner les futurs mariés. Portrait d’une photographe qui a choisi de faire de sa créativité un métier, sans jamais perdre de vue ce qui compte pour elle : les liens humains, les émotions et le plaisir de raconter des histoires.
« Je suis originaire de Bourges, enfin d’un petit village à côté de Bourges. J’ai toujours énormément dessiné. J’avais aussi toute cette culture manga, animés, etc. À une époque, je pensais faire l’École des Beaux-Arts de Lyon, je voulais travailler pour Illumination Studios Paris. Mais financièrement, ce n’était pas possible. Donc je me suis inscrite à l’université en AES, puis j’ai suivi une licence pro en banque, sans grande conviction. Je ne savais pas trop ce que je voulais faire, finalement.
Maintenant, je me dis que j’aurais adoré faire tout de suite quelque chose de professionnel, me pencher directement sur du réel. Parce que la fac, c’était très flou pour moi. Je ne suis pas du tout scolaire.
Clément (mon mari) et moi, on a fait nos études à Tours et commencé notre vie là-bas. Ce sont d’abord mes parents qui sont venus s’installer à Saint-Malo pour des raisons professionnelles il y a bientôt une dizaine d’années. À force de venir ici le week-end, on peinait vraiment à repartir. On est tombés amoureux de la mer.
Tours, c’était génial : c’était la vie étudiante, la ville est super dynamique, il y a la Loire… mais ce n’est pas la mer ! (Rires) Nous, on est tombés amoureux de Saint-Malo, de la côte bretonne. Donc, à force de rentrer avec un pincement au cœur, le Covid nous a permis de réfléchir et l’on s’est demandé : « Où est-ce qu’on veut aller ? Qu’est-ce qu’on veut faire ? »
À ce moment-là, on avait deux possibilités. On avait enclenché une demande de PVT pour le Canada en même temps que notre projet de déménagement à Saint-Malo. Et on a eu tous les deux l’approbation pour le PVT, à deux semaines d’intervalle !
Mais un autre petit imprévu s’est glissé là-dedans : Léonie. Alors on s’est dit qu’on allait avoir notre bébé à Saint-Malo. On a choisi de construire notre vie ici, de quitter Tours et de s’installer au bord de la mer. On a vendu notre maison, on est partis et on ne regrette pas du tout.
Aujourd’hui, notre mood, c’est vraiment de profiter (de la mer). On est en location, dans une petite maison. On sait que si on veut acheter, il faudrait s’éloigner et on n’en a pas envie. Pour l’instant, notre vie, c’est la mer. C’est pouvoir aller à la plage à pied, faire mes séances photo à moins de cinq minutes de chez nous…
De Bourges à Saint-Malo : le choix d’une vie au bord de la mer
Changer de voie pour revenir à l’essentiel
Avant de devenir photographe, j’étais assistante de direction dans un cabinet de recrutement dans les énergies. Je travaillais auprès d’une entrepreneure et cheffe d’entreprise extrêmement dynamique et rigoureuse, qui m’a transmis beaucoup de petits tips.
À un moment, elle a eu envie de lâcher le recrutement et de faire complètement autre chose. On est même parties faire un stage chez Émilie and the Cool Kids à Nice, une franchise de coffee shops ! On a passé une semaine à apprendre à faire des cookies et des boissons, c’était super fun. On a failli ouvrir un coffee shop à Tours toutes les deux, en tant qu’associées. On en était quand même au stade de chercher des locaux, on était prêtes à acheter ! Finalement, ça ne s’est pas fait et je me suis dit que c’était peut-être aussi le destin. Je pense qu’elle m’a vraiment transmis ce truc de : « Rien n’est impossible. » Il suffit de mettre les choses dans le bon ordre et tu y vas.
À notre arrivée à Saint-Malo, j’ai continué à travailler pour elle à distance dans un premier temps. Mais après avoir eu Léonie, je n’arrivais plus à partir régulièrement plusieurs jours à Tours. J’ai donc trouvé un poste aux Thermes marins de Saint-Malo en tant que chargée de formation pour leurs équipes.
J’étais en CDI, mais j’ai fini par frôler le burn-out. J’ai décidé de me prendre en main parce que je sentais clairement que ça commençait à arriver. Je me suis demandé ce que je voulais vraiment faire de ma vie. On était venus à Saint-Malo pour avoir un meilleur cadre de vie. Et puis, quand tu viens d’avoir un bébé, tu ne sais déjà plus trop où tu en es ! Début 2024, je réalise que je n’arriverai pas à continuer là-bas.
Je me dis qu’il faut que je fasse quelque chose qui fasse du bien aux gens, qui me fasse du bien à moi aussi. Quelque chose d’artistique. J’ai toujours dessiné, fait beaucoup d’arts plastiques. Et la photo, c’est un peu ma main. Je fais toujours beaucoup de photos, toute la journée, même si je ne les exploite pas.
J’étais une enfant d’Instagram, j’ai tout de suite plongé dedans ! (Rires) L’Instagram du début : je partageais mes plats au resto, etc. C’était très naturel pour moi. Donc j’ai eu envie de tenter la photo. Je me suis renseignée et, tout de suite, ça a été une évidence : je veux faire ça.
Les débuts de Sème le Soleil
J’ai commencé doucement, pour voir si ça me plaisait. J’ai acheté un petit reflex et, en parallèle, j’ai monté un dossier de démission-reconversion auprès de Pôle emploi. Je l’ai bouclé en deux mois. Un énorme dossier avec un business plan entier, une analyse concurrentielle… Il faut vraiment tout étudier. Je savais combien j’avais de concurrents à Saint-Malo, pourquoi j’allais réussir à vivre de la photo, etc. J’avais vraiment bossé mon truc. Ils ne pouvaient pas me dire non ! (Rires) La commission a validé mon projet, j’étais tellement heureuse que je les aurais tous embrassés ! Et j’ai pu démissionner dès le lendemain.
J’avais aussi fait des petits shootings pour me faire la main, avoir mes premiers avis et commencer à me faire connaître avant de lancer véritablement mon activité et mon site. Et puis il y a eu ma première vente. Une amie à moi, de Bourges, qui était venue en vacances. Je lui annonce que mon site est en ligne et, là, je reçois la petite notification d’une demande de contact. Je la regarde et je lui dis : « Mais attends… t’es sérieuse ? »
Elle me répond qu’elle veut des photos, qu’elle veut que ce soit moi et qu’elle m’achète une prestation. J’ai trouvé ça hyper motivant de voir mes amies me soutenir. C’est très émouvant et, en même temps, je me suis dit : « Si elle me fait confiance, il faut vraiment que je lui montre ce que je sais faire ! » Et c’est parti comme ça.
Les premières ventes sont arrivées, puis les premières demandes grâce au bouche-à-oreille. Et après les séances photo, les premiers mariages civils. Au début, j’avais aussi un peu le syndrome de l’imposteur. Mais petit à petit, j’avais quelque chose à montrer et j’ai gagné en confiance.
Le premier mariage de ma saison était très canon. C’était au château de la Rouërie, début mai. Un super mariage. La mariée était magnifique, le lieu aussi, c’était hyper moderne. Elle avait une robe très fluide… Visuellement, tout fonctionnait. J’ai tout donné, vraiment, et je suis encore très fière de mes photos. Je pense que ce reportage m’a permis de continuer à signer des mariages pendant ma première saison et de commencer à remplir la deuxième.
La plage comme terrain de jeu
Dès le début, je savais que je voulais me positionner comme photographe de bord de mer. Je ne voulais pas de studio : mon but, c’était vraiment d’exploiter la plage. Et la plage par tous les temps, c’est quand même assez merveilleux.
J’aimais beaucoup ces séances un petit peu à l’anglaise ou à l’américaine, avec du mouvement, parfois un léger flou quand on est en train de faire l’avion avec son enfant. Mes séances prennent la forme de promenades, on marche, on joue… Je guide les gens, mais je les laisse aussi vivre leur vie. J’avais envie de garder des souvenirs en famille qui ne soient pas forcément des souvenirs parfaits, mais ceux d’un instant : on a joué, on a fait ça ensemble…
Comme je suis plutôt bien référencée sur Saint-Malo, j’ai énormément de touristes qui me contactent. Les gens viennent en vacances à Saint-Malo et veulent en profiter pour faire une séance photo. Et quand on n’est plus disponibles avec Clément, on recommande les copains photographes !
Mon objectif, c’est vraiment de garder ce mix entre mariage et famille.
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Des mariages qui lui ressemblent
Quand les mariés me contactent, c’est généralement par mail ou sur Instagram. Je réponds rapidement avec ma plaquette et je leur propose directement quelques dates pour qu’on puisse se rencontrer.
J’ai beaucoup de mariés qui me racontent toute leur histoire, parfois même leur demande en mariage. Il y a des histoires de vie assez touchantes. Donc, je prends le temps de leur faire une réponse très complète et personnalisée. Je renvoie aussi toujours un petit SMS pour être sûre que ma réponse est bien arrivée. Et puis ça permet de créer tout de suite un lien un peu plus proche avec la personne.
On prévoit toujours un temps de rencontre, idéalement en visio ou, encore mieux, en vrai. Quand les couples sont à proximité, ils sont généralement partants pour que l’on se rencontre en vrai et ça, c’est super. Parce que je sens tout de suite si le feeling passe bien entre nous. Souvent, on se retrouve chez Graine, c’est mon petit spot préféré à Saint-Malo, dans mon quartier. Il y a une ambiance coffee shop, c’est hyper décoré, très chaleureux et le café est très bon.
La plupart du temps, j’ai des mariés hyper cool, hyper bienveillants, qui sont contents de mon accompagnement. Quand il n’y a pas de wedding planner, ils apprécient aussi que la photographe puisse les guider un petit peu. On a une certaine vision de la journée : pour que tout se passe bien, il faut quand même que les différentes étapes s’enchaînent correctement. Finalement, on est aussi un peu le chronomètre de cette journée.
Quand ils me donnent leur planning, je regarde ce qui pourrait être problématique et je leur explique ce qu’on peut éventuellement ajuster. Je leur donne une trame sans marcher sur le travail d’une wedding planner, parce que ça n’a rien à voir. Mon objectif, c’est simplement qu’ils passent la meilleure journée possible et qu’ils soient heureux.
J’aime bien aussi manger avec les invités. Je trouve ça hyper cool parce que je reste au cœur de la soirée. Ça me permet d’être à fond jusqu’au bout !
De la Bretagne à de nouveaux horizons
Je suis hyper contente d’être ici, en Bretagne. C’est une région qui me parle énormément. Il y a une énergie particulière, et le bord de mer d’autant plus. C’est les ondes positives, iodées…
Maintenant, l’idée, c’est de continuer à développer tout ça et de ne pas me fermer de portes. Pour l’instant, je travaille surtout en Bretagne, dans le Grand Ouest et jusqu’en Normandie. Mais j’aimerais aussi partir un peu plus loin, en France ou même ailleurs. Avec Clem, on aimerait pouvoir partir tous les deux en mission à l’étranger.
J’ai aussi envie de continuer à rencontrer d’autres prestataires. Il y a, par exemple, des fleuristes avec qui j’aime beaucoup travailler, comme Camomille ou Charly’s Studio. Dès que je peux, je les recommande. Et je suis trop contente quand mes mariés ont écouté mes conseils et que je retrouve sur un mariage des prestataires avec qui ça matche.
Et puis j’ai envie de continuer à avoir cet effet « Waouh ! », à rêver et à faire des images toujours plus belles. C’est hyper important pour moi de me dire que le mariage suivant sera encore plus beau en images que le précédent, parce que je vais continuer à apprendre et à m’améliorer. C’est le côté créatif : tu as toujours envie de pousser tes images plus loin. (Rires)
Je suis encore au début de mon activité, finalement, ça ne fait que deux ans. J’ai encore ce feu de me dire : je veux continuer à avoir une vision, à aller plus loin !
Les conseils de Barbara aux futurs mariés
Pour le choix du photographe, j’imagine que beaucoup de photographes disent la même chose, mais pour moi, c’est vraiment une question de feeling. On est tous très différents. On a tous un regard, un style et un accompagnement différents. Il y a des photographes qui conviendront mieux aux introvertis, d’autres aux extravertis… Il y a le choix.
Je pense qu’il faut en rencontrer deux ou trois pour pouvoir déterminer lequel sera le plus approprié et avec qui ça se passera le mieux. Et c’est dans les deux sens ! Vous choisissez votre photographe, mais nous aussi, on a envie d’avoir des clients qui nous correspondent.
Et pendant l’entretien, je veux les deux mariés ! C’est devenu mon cheval de bataille ! (Rires) Même si monsieur est moins présent dans l’organisation du mariage, je veux le rencontrer aussi. L’idée, c’est vraiment de pouvoir se trouver, parce qu’on va passer toute la journée ensemble. Il faut être presque en symbiose, comme si on se connaissait déjà depuis un petit moment.
En tant que photographe, on ne doit pas arriver comme une intruse le jour du mariage. Il faut que ce soit chaleureux, il faut que les mariés finissent par nous oublier. Et pour qu’ils nous oublient, il faut presque qu’on fasse partie des meubles ! Parce que si tu n’as pas confiance en ton photographe, tu vas passer ton temps à jeter un œil pour voir ce qu’il fait. Et ce n’est vraiment pas l’idée.
Et plus largement, en termes d’organisation, je dirais : être alignés tous les deux. Beaucoup communiquer, parce qu’on ne se marie pas tout seul ! Il faut vraiment être en accord avec sa moitié. Moi, j’aime que les deux mariés soient investis parce que c’est un projet commun. »
Les prestataires recommandés par Barbara
Clément Zlobinski : Photographe. « Forcément, l’élu de mon cœur, sans qui rien n’aurait été possible à ce jour. (On a répété ce matin ! [Rires]) »
Et puis, les copains photographes ! Parce qu’on n’est pas concurrents, on est collègues. Et des fois, on est même plus que collègues, on est copains :
Ivannalys : Photographe. « Maëlys ne photographie pas de mariages conventionnels, plutôt des célébrations. Ça peut être une célébration celtique, ou une célébration vraiment à l’image des mariés et extrêmement personnelle finalement. Son travail est magnifique, très poétique. C’est une très très belle personne. »
Evarly Photography : Photographe. « Charlotte est quelqu’un d’extrêmement pétillant. Explosif, par moments (rires), pétillant le reste du temps ! »
Romain Hénaff : Photographe. « On est devenus copains sur Insta ! On est un peu geeks tous les deux et on se fait beaucoup rire. Il a une approche du mariage très différente de la mienne : très drôle, mais en même temps très douce, avec des mariés qui lui correspondent. »
Oa Event’s : Wedding planner. « Audrey m'a fait confiance dès ma première saison. Le mariage était super, un très beau projet ! »
Les Imparfaites : Fleuriste. « J’adore le travail de Mélanie. »
Charly’s Studio : Fleuriste.
Camomille : Fleuriste.
E.B Création : Coiffeuse. « C’est une professionnelle hors pair, je la recommande beaucoup à mes mariées ! »
Laëtitia Le Cam : Make up artist. « On s’est rencontrées sur un mariage, elle a préparé la mariée qui était vraiment divine. La mariée a adoré son make up, c’était fabuleux ! »
Sono Factory : DJ. « Ils mixent comme en festival à Ibiza, avec classe et toujours à l’écoute des mariés. Je les recommande vivement ! »
Les Récréatives : Ateliers créatifs. « C’est géré par mon ancienne responsable à Tours. Hyper sympa pour un petit atelier lors d’un EVJF par exemple. L’ambiance est très bonne et ça permet de décompresser entre copines ! »