Mathieu Alemany - Photographe de mariage à Rennes

Curieux, observateur, touche-à-tout : Mathieu n’est pas arrivé à la photographie par hasard ni par révélation fulgurante. Son premier appareil photo, offert il y a presque 15 ans, s’inscrit dans un parcours déjà marqué par le regard et la précision, nourri par une formation en design mécanique. En parallèle de sa carrière, il apprend la photo en autodidacte, explore, teste, affine… et se prend rapidement de passion pour la street photography.

En 2018, le mariage s’impose presque naturellement. Parce qu’il y retrouve ce qu’il aime par-dessus tout : l’imprévu, les émotions brutes, les gestes qui échappent, les histoires qui se racontent sans mise en scène. Mathieu observe, anticipe, s’adapte, apaise et amuse. Ses mariés le décrivent comme un photographe à la fois professionnel et drôle, présent sans être envahissant, capable de capturer les instants les plus vrais sans jamais faire perdre le fil de la fête. Il réussit ce que tous les couples espèrent : des photos qui racontent leur histoire et une présence qui les met à l’aise, même face à un objectif parfois intimidant.

À la vie comme le jour J, c’est un peu McGyver : une mariée qui casse sa chaussure avant l’église ? Un Compeed, deux épingles à nourrice et le tour est joué. (Véridique.) Il a ce petit sourire en coin et un kit de survie spécial "wedding" prêt à dégainer. Je pourrais vous dire que c’est le meilleur, mais on risquerait de m’accuser d’un léger manque d’objectivité. 😉 Alors, disons simplement qu’avec Mathieu, on sait qu’on est entre de bonnes mains… et qu’on va rigoler un peu en chemin.

Mathieu Alemany

Nocérali


Un apprentissage sans raccourci

« J’ai commencé la photo il y a presque 15 ans, lorsque mes parents m’ont offert un appareil photo pour mon anniversaire. À l’époque, je n’avais que des bases assez simples. Je me suis donc formé progressivement, en autodidacte, grâce à des forums spécialisés, des vidéos YouTube, des rencontres et beaucoup d’échanges. Tout cela m’a permis de maîtriser la partie technique, mais aussi de m’intéresser à la photo argentique.

À la base, j’ai une formation en design mécanique. Rien à voir avec la photo, a priori. Et pourtant, cette formation m’a beaucoup servi. J’ai rapidement développé une vraie compréhension de la mécanique d’un appareil photo, ce qui m’a permis d’adapter des objectifs, de bricoler, de fabriquer certains accessoires moi-même. Et, plus récemment, de concevoir et construire une cabine photo inspirée des photomatons. Un projet très concret, où la technique, l’ingéniosité et l’usage réel se rencontrent : exactement ce que j’aime.

Lorsque j’ai emménagé à Paris pour travailler comme designer dans une grande entreprise, la photo a continué de m’accompagner, et plus particulièrement la photo de rue. Paris est une ville extrêmement inspirante : chaque coin de rue raconte une histoire différente. J’ai énormément photographié les gens dans le métro, notamment sur le RER B que je prenais deux fois par jour pour aller travailler, souvent bondé. J’allais aussi voir beaucoup d’expositions de photographes. Tout cela a contribué à affiner mon regard et à développer une sensibilité particulière aux images prises sur le vif.

Il y a aussi un livre qui a marqué un tournant : Ce jour-là, de Willy Ronis. Pour chaque photo, il raconte l’histoire, le contexte, ce qu’il se passait autour. Cette approche a profondément influencé ma manière de photographier et confirmé mon attrait pour les images qui racontent quelque chose de vrai.

photographe mariage ille et vilaine
photographe mariage morbihan

De la street photography aux mariages

J’ai participé à un concours organisé par le magazine Réponses Photo, que j’ai remporté, puis j’ai fait partie de la sélection d’un concours lancé par la RATP en partenariat avec l’agence Magnum Photos. Le thème : La ville dans toutes ses couleurs. Les images retenues par le jury ont été exposées pendant plusieurs mois dans certaines des plus grandes stations de métro parisiennes. Pour le photographe amateur que j’étais alors, c’était extrêmement gratifiant et très encourageant.

C’est à cette période que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie de mariage, en suivant le travail de photographes spécialisés dans le reportage. Au départ, j’avais quelques a priori : j’imaginais encore des images très posées, un peu « à l’ancienne ». Et puis je me suis rendu compte qu’on pouvait faire des choses vraiment fortes. Surtout, j’ai compris qu’un reportage de mariage ressemblait énormément à la photo de rue : des instants pris sur le vif, de la spontanéité, des émotions qui surgissent sans prévenir. C’est précisément ce qui m’a attiré.

En parallèle, j’ai rencontré Alice Bee, la photographe qui allait couvrir mon propre mariage. Elle avait vu mes images, appréciait mon travail, et m’a rapidement proposé de l’accompagner sur quelques mariages pour découvrir le terrain, comprendre le rythme, voir si cela me plaisait vraiment. J’ai ainsi réalisé mes deux premiers mariages à ses côtés… et j’ai adoré. Ces expériences ont été déterminantes : elles m’ont permis de constituer mon portfolio et de réserver mes premiers reportages en tant que photographe de mariage.

Et puis, dans la foulée, je me suis marié moi aussi. J’ai alors découvert l’autre côté du décor, celui du couple, avec un regard forcément différent.

Peu de temps après, j’ai quitté mon poste de designer pour me consacrer à 100 % à la photographie. C’était juste avant le premier confinement… un timing parfait (rires). L’occasion aussi de retourner vivre en Bretagne et d’ouvrir un nouveau chapitre.

photographe mariage morbihan
photographe mariage morbihan

Une relation de confiance avant tout

Quand de futurs mariés me contactent, cela se fait généralement via mon site, Instagram ou parfois directement par téléphone. On prend ensuite le temps d’échanger, idéalement autour d’un café (ou d’une bière), ou en visio. Ces premiers échanges sont essentiels : ils permettent de faire connaissance, de voir si le feeling passe des deux côtés et de répondre aux questions du couple.

Très souvent, les interrogations portent sur l’organisation du jour J. Je leur explique toujours la même chose : c’est leur journée, et ils n’ont absolument pas à s’adapter au photographe. C’est moi qui les suis, pas l’inverse. Je les conseille avec plaisir s’ils en ressentent le besoin, mais, en aucun cas ils ne doivent penser leur mariage en fonction de moi. Mon rôle est simple : retranscrire le déroulement de leur journée à travers mes photos. Je suis là en tant que témoin.

Raconter la journée, sans mise en scène

Le jour du mariage, j’arrive pour les préparatifs, généralement pas tout au début — il m’est déjà arrivé que la future mariée soit à peine sortie du lit (rires) — mais plutôt sur la fin de la coiffure, juste avant le maquillage, quand tout le monde est un peu plus réveillé. J’aime beaucoup l’agitation de ces moments-là, cette énergie particulière qui précède la cérémonie.

Après celle-ci, il y a souvent un petit temps de battement, lorsque les invités se dirigent vers le lieu de réception. J’en profite alors pour faire quelques photos de couple avec les jeunes mariés. Ce sont des instants à part, loin de l’effervescence, qui leur permettent de se retrouver tous les deux avant d’attaquer les festivités.

Pendant le cocktail, je photographie les différents groupes, je prends le temps de rencontrer les invités, tout en restant à l’affût des moments insolites ou drôles. Puis, en fin de journée, quand les premiers verres de champagne ont détendu l’atmosphère, j’emmène à nouveau les mariés — parfois accompagnés de leurs témoins — pour profiter de la lumière de la golden hour et réaliser quelques photos de couple.

Je couvre ensuite la soirée jusqu’à la première danse et quitte généralement les lieux vers 1 h du matin. Mais il m’est déjà arrivé de ranger mon matériel, prêt à dire au revoir, pour finalement tout ressortir parce qu’il se passait quelque chose que je voulais absolument photographier. Encore une fois : je m’adapte.

photographe mariage brest
photographe mariage brest
photographe mariage argentique rennes

Du reportage au souvenir

Une fois le mariage passé, quand les mariés sont encore sur leur petit nuage, mon travail continue. Je fais immédiatement une copie des photos pour les sauvegarder, puis je visionne l’ensemble des images (environ 7 000 pour un mariage, des préparatifs à la première danse). Un premier tri me permet de commencer à construire le reportage.

Je le pense toujours un peu comme un film : il faut que ça raconte quelque chose, qu’il y ait un rythme, une cohérence. J’enchaîne ensuite avec le travail des images : colorimétrie, contrastes, lumière… Après un dernier visionnage et un tri final, les photos sont prêtes à être envoyées aux mariés.

Dans un mariage, j’aime autant l’excitation des préparatifs — entre stress, émotions et fous rires — que, parfois, ce grand calme juste avant la tempête. J’aime aussi ces moments plus suspendus, seuls avec les mariés, quand l’euphorie laisse place à l’apaisement pendant quelques minutes.

Être au cœur de ces journées joyeuses et très fortes en émotion me plaît énormément. Je suis au milieu des gens, souvent assez discret pour qu’ils restent naturels et spontanés. Tout le monde est heureux, et ça se ressent. Et même si je rigole beaucoup avec les mariés, il m’est arrivé d’avoir, moi aussi, la larme à l’œil.

photographe mariage Nantes
photographe mariage nantes

Une mémoire à transmettre

Être photographe de mariage, c’est aussi une vraie responsabilité. Il s’agit d’immortaliser tout ce qui a été préparé pendant des mois : les tenues, la décoration, les ambiances, mais surtout les émotions et les proches. Mon objectif est que les mariés puissent regarder leurs photos dans cinquante ans avec le même frisson que lors de la découverte.

Comme je suis les mariés toute la journée, j’ai souvent aussi un rôle privilégié de soutien : pansements dans le sac, petit kit de couture, parfois chauffeur improvisé, rappels pour boire de l’eau (rires)… Je suis multitâche, et j’aime bien ça. Il m’est même arrivé de faire les nœuds de cravate du marié et de ses témoins.

Avoir la confiance des mariés pour couvrir une journée aussi importante, je trouve ça à la fois très gratifiant et profondément touchant. Si je devais donner un conseil aux futurs mariés, ce serait de bien choisir leurs prestataires : prendre le temps d’en rencontrer plusieurs, s’entourer de personnes avec qui le feeling passe naturellement. C’est une énorme source de stress en moins. Pour moi, le feeling est primordial. Et pour avoir le choix, mieux vaut s’y prendre à l’avance.

J’ajouterais enfin qu’un mariage réussi est avant tout un mariage qui leur ressemble, sans forcément suivre à la lettre tout ce qu’on peut voir sur Pinterest ou Instagram. Une bonne ambiance, c’est ça l’essentiel. »

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