Témoignage : Mariage festif au Domaine du Bois Coquet
Il y a des histoires qui prennent leur temps. Qui se frôlent une première fois, puis une deuxième, avant de vraiment commencer. Celle de Léa et Axel en fait partie. Ils se rencontrent une nuit de Nouvel An, encore adolescents, et déjà ce petit coup de cœur l’un pour l’autre. Puis la vie s’en mêle, les éloigne, les ramène… jusqu’à ce fameux week-end de février, entre Plougastel et Brest, où tout devient enfin évident. Quelques verres en ville, et un premier baiser à l’arrière d’une voiture, comme point de départ de leur histoire.
Puis viennent la distance, les doutes, les ajustements. Mais ils tiennent, parce qu’au fond, ils savent déjà. Et quand Axel rejoint Léa à Lille quelques années plus tard, ce n’est pas un hasard : c’est la suite logique d’un lien qui a décidé de durer.
Pour la petite anecdote, la première fois que je rencontre Léa et Axel, c’est à l’occasion de notre premier « Breizh Photo Challenge ». Ils ont joué les modèles pour les participants… et ont rencontré ceux qui seront, quelques années plus tard, la photographe et le vidéaste de leur mariage !
Leur mariage, justement, s’est déroulé au domaine du Bois Coquet, un lieu à leur image, simple et plein de charme. Découvrez les images de leur union immortalisée par la photographe Laure Blanchet, ainsi que leur témoignage : des choix assumés, des coups de cœur. Un mariage chaleureux, vivant et festif… comment ils l’avaient imaginé !
La rencontre
« Axel et moi nous sommes rencontrés le jour du Nouvel An 2012. J’avais 16 ans, Axel 17, on s’est retrouvés à la même soirée par le biais de ma cousine Lila, qui était une de ses meilleures amies à cette époque (et qui sera plus tard l’une de mes témoins de mariage).
On a flashé l’un sur l’autre à l’instant où l’on s’est vus, mais la vie (et les amours du moment) ont fait que rien ne s’est passé à cette soirée. Deux mois plus tard (le 22 février 2012), lors d’un week-end chez Lila, dans le Finistère, elle m’a proposé de passer la soirée avec deux amis à elle, dont Axel. J’ai rapidement su, ou en tout cas, espéré qu’il allait se passer quelque chose entre nous. De son côté, Axel pensait la même chose.
On a retrouvé les garçons et l’on est allés boire un verre à Brest. En rentrant, Axel a insisté pour se mettre à l’arrière de la voiture avec moi, c’est là qu’on s’est embrassés pour la première fois.
Le lendemain, sur un coup de tête, j’ai pris le train avec Lila afin de passer la journée avec Axel. Et voilà comment notre histoire a démarré.
Les premières années ont été difficiles, notamment à cause de la distance, car je suis partie vivre à Lille. Malgré l’amour passionnel, Axel faisait un peu n’importe quoi et je portais la relation à bout de bras, persuadée que ça en valait la peine ! En 2016, Axel m’a rejoint à Lille en quittant ses démons et, depuis, on sait qu’on a bien fait de s’accrocher. »
La demande en mariage
« On est partis en vacances à la montagne avec nos deux meilleurs copains (Aline et Tom du duo photo vidéo Les Margoulettes). Axel a mis Tom dans la confidence et, pendant une rando au sommet d’une montagne enneigée, entre un sandwich au comté et une bière, il a prétexté une photo pour faire sa demande. On était sur notre petit nuage, mais partager ce moment avec nos amis l’a rendu encore plus fou. Et bien sûr, Tom a filmé la demande, donc c’est un souvenir à vie.
Axel a demandé à Tom d’être son témoin dans la foulée, et je n’ai pas réfléchi longtemps pour savoir que je voulais aussi Aline auprès de moi le jour j. J’ai profité d’un verre le soir au bar pour lui donner une carte postale avec ma demande. Bref, un séjour entre copains qu’on gardera longtemps en mémoire !
Fun fact : le jour du mariage, en plus d’être le témoin d’Axel, Tom était notre maître de cérémonie laïque. Il nous a fait la surprise de nous offrir pendant la cérémonie les 2 capsules de bières qu’on avait ouvertes après la demande, qu’il avait gardées pendant plus d’un an dans sa veste et transformées en magnet. »
L’organisation de la célébration
« On s’est assez rapidement mis d’accord sur le fait qu’on ne voulait pas un thème particulier, mais plutôt un mariage à notre image : simple, chaleureux, coloré.
Je me souviens que ma première action a été de faire des tableaux d’inspiration sur Pinterest pour pouvoir me projeter un peu plus. Ensuite, j’ai tenté d'organiser et de trouver des prestataires sur Mariages.net, mais j’ai vite abandonné. On fonctionne beaucoup au feeling et au coup de cœur et on ne s’est pas reconnus dans cette plateforme. En plus, dès que j'ouvrais l'application, je voyais le compte à rebours avant le mariage qui me stressait plus qu’autre chose.
Du coup, je me suis un peu sentie submergée en voyant la liste des prestataires à trouver et en commençant à définir un budget. Et personnellement, dès que je me sens submergée : je repousse. Mais Axel a été très moteur et a bien tout structuré pour qu’on y voie plus clair.
La situation s’est débloquée quand on a trouvé le lieu. Axel a participé à un salon du mariage avec nos amis. Il est revenu tout content en me disant qu’il avait rencontré une personne super sympa qui avait un lieu à 10 minutes de chez nous, un ancien corps de ferme, exactement le style qu’on cherchait. Le lieu était en travaux et n’ouvrait pas au public avant plusieurs mois, mais il avait quand même pris rendez-vous pour le visiter. En arrivant là-bas, gros coup de cœur pour le lieu, Maryline et Bertrand les propriétaires. La salle de réception était encore totalement en travaux, mais on a adoré le charme de l'endroit, sa simplicité et la déco de la partie habitation. On a visité un autre domaine pour la forme, mais on a tout de suite su qu’on voulait fêter notre mariage là.
Une fois le lieu (et donc la date) choisi, on s’est mis à la recherche des prestataires incontournables. Pour la photo et la vidéo, on a eu la chance de participer à un challenge photo organisé par un super blog en tant que modèles. On avait donc à notre disposition déjà quelques exemples de styles de photographes. Et puis, on avait recroisé Laure Blanchet lors d'un autre shooting : on aimait beaucoup son univers, ses photos, on avait déjà le feeling... donc c’est tout naturellement qu’on a souhaité la revoir pour discuter de notre projet. Très rapidement, on a su que c’était avec elle qu’on voulait vivre et se souvenir de ce moment !
Pour la vidéo, pareil : Pierre Alain nous a été servi sur un plateau d’argent ! On le connaissait grâce au challenge qu'il avait filmé, on a regardé son travail de plus près et on est allés boire un café avec lui. Sa vision de la vidéo de mariage correspondait exactement à ce qu’on cherchait : pas un simple reportage de la journée, mais une vraie narration qui mettrait notre relation en avant.
Pour le reste, ça s’est fait au feeling lors de salons : Atelier Wedding à Nantes, notamment où l’on a rencontré Clara, notre wedding planner. Et sur internet, notamment grâce à Amours à l'Ouest (on y a trouvé notre traiteur Margot Hamonic) ou en demandant des conseils de personnes du milieu. Bref, un mélange de bouche à oreille, de feeling, de recherches, de coups de cœur... Le plus important pour nous a été de suivre notre instinct !
Un des obstacles principaux, qui l’est pour la plupart des futurs mariés généralement, reste le budget. On a l’impression que, dès qu’on ajoute “mariage” derrière une prestation, les prix s’envolent et c’est quasiment impossible de respecter son budget. De notre côté, on a dû le revoir à la hausse en cours de route. »
Le jour J
« Globalement, tout s’est déroulé comme prévu ! L’immense avantage d’avoir une wedding planner : à partir du moment où elle est arrivée, on n’a absolument plus rien géré. Il y a eu un souci de bouteilles d’eau juste avant le départ à la mairie, mais, quand j’ai appris ça, Clara était déjà partie les acheter. Notre objectif, c’était de profiter à fond du jour J et que nos témoins et amis profitent aussi. C’est ce qu’il s’est passé.
La pluie s’est invitée (bon, un mariage en Bretagne en avril, on ne peut pas dire qu’on ne s’y attendait pas). Et même si c’est moins agréable, moins beau sur les photos : à refaire, je referais tout pareil, sous la pluie. À part la gadoue, l’ambiance n’en a pas été moins bonne et au moins, ç’a été plus simple à gérer pour Clara, car tout le monde restait au même endroit ! »
Un souvenir marquant
« Difficile de n’en choisir qu’un ! Avant le mariage, je dirais les cours de danse. Ça peut sembler anodin, mais Axel et moi n’avons jamais suivi un cours de danse à deux et on ne connaît pas un seul pas, ne serait-ce que d’un rock ou d’une salsa. Je ne tenais même pas particulièrement à faire une danse pour l’ouverture de bal. Mais Axel a insisté et l’on a finalement décidé de prendre une prof qui a créé une chorégraphie pour nous. Ça a été de supers moments, car ça nous a fait vivre de nouvelles choses et l’on garde un super souvenir !
Si je peux en donner un autre, ce ne serait même pas pendant le mariage, car tout est un souvenir marquant et je serai incapable de choisir un moment, mais plutôt l’après. Nous avons pu rester sur le lieu du mariage jusqu’au lundi matin, et nous avons une petite dizaine d’amis qui sont restés avec nous. On a pu profiter du lieu à fond, de nos amis et redescendre en douceur de cette journée de folie. C’était vraiment bien et nécessaire, même si l’on a quand même pleuré en les quittant. »
Les conseils aux futurs mariés
« Ne pas foncer tête baissée lors du choix des prestataires. Par exemple, nous avons eu un rendez-vous avec le commercial d’un groupe de DJ avec qui on a eu un super feeling : le budget était OK, on le sentait vraiment bien et on voyait de très bons avis. Mais avant de signer, on a bu un café dans Rennes avec le DJ qui devait mixer à notre mariage et là ça n’a pas du tout matché. On a donc décidé de ne pas signer là-bas et on a repris les recherches. Avoir des coups de cœur, c’est super, mais il faut toujours prendre un peu de temps pour bien réfléchir et comparer.
Lâcher prise. C’est vrai que ce n’est pas évident, car c’est « la journée de notre vie », mais il faut vraiment essayer de garder en tête que c’est une fête pour célébrer l’amour, pas une compétition.
Avoir un fichier de suivi. Nous avons (enfin, Axel principalement) créé un espace Notion et ça nous a beaucoup aidés. Dès que l’on repérait des prestataires qui pourraient nous intéresser, on les notait dedans, et on avait le suivi de qui on avait contacté, à quelle date, les deadlines pour renvoyer toutes les informations, la gestion du budget et le suivi des paiements. C’est important d’avoir un suivi de tout ça, car, juste après la demande en mariage, on a tendance à s’activer pour trouver un lieu et il peut se passer un certain temps entre les différentes phases de l’organisation du jour J. Avoir un suivi permet de savoir exactement où on en est.
Connaître en avance les délais de réservation de certains prestataires. Souvent, il faut quand même s’y prendre au moins un an à l’avance et, quand on ne connaît pas l’univers du mariage, on ne peut pas savoir ! Par exemple, on m’a conseillé de booker ma coiffeuse/maquilleuse plus d’un an avant et, effectivement, les créneaux se remplissent super vite.
Discuter et communiquer avec son conjoint. Quand j’entends des témoignages de femmes (bien souvent) qui organisent seules cette journée, ça me rend toujours un peu triste. Car pour moi, l’organisation et l’imagination de l’événement font aussi partie du mariage ! De notre côté, on s’est mis d’accord sur qui faisait quoi en amont : Axel gère le budget, envoie les emails aux prestataires, moi, je m’occupe des moodboards, de la papeterie, de tout ce qui est créatif. Et bien sûr on fait les rendez-vous ensemble quand on peut, on valide ensemble, etc.
Créer une journée à son image. On voit énormément de choses sur Instagram, Pinterest, etc. Il faut vraiment prendre le temps de se demander ce qu’on veut vraiment. Par exemple, pour le choix du lieu, on a discuté avec Axel dès le début pour s’orienter sur un type de lieu et on s’est rapidement dit qu’on ne voulait pas d’un château ou d’un lieu majestueux dans lequel on ne se serait pas senti à l’aise. C’est pour ça qu’on est parti sur les corps de ferme ou les vieilles bâtisses plus simples, mais avec le charme qu’on aime. Ça peut être le cas aussi pour les animations, la danse, etc. Il n’y a pas de modèle type et j’ai beaucoup lutté pendant la préparation pour sortir du schéma classique qu’on peut voir dans les mariages. L’idée n’était pas de se différencier à tout prix, mais juste de trouver des animations qui nous ressemblaient.
S’écouter. On reçoit beaucoup de conseils, de prérequis, de « c’est comme ça que ça marche ». Pour des profils comme le mien qui détestent décevoir, ça a été très dur, mais on doit faire des choix. Par exemple, on a fait le choix d’héberger uniquement nos amis sur place (en sachant que la plupart de notre famille ne vit pas trop loin du lieu de mariage) et je crois que ça a été une de nos meilleures décisions.
Top 3 des prestataires indispensables pour nous : photographe, vidéaste et wedding planner.
On conseille souvent aux femmes d’avoir deux paires de chaussures pour changer quand on a mal aux pieds. Messieurs, ce conseil s’applique également à vous si vous ne voulez pas finir en baskets bleu et blanche dès 19 h !
Dans la mesure du possible, si vous le pouvez (et que vous le voulez), partez dans la foulée en voyage de noces. »
✨ Vous avez un coup de cœur pour le lieu de réception ? Découvrez encore plus d’images du Domaine du Bois Coquet dans ce shooting de mariage intimiste et poétique !
Les prestataires qu’ils ont choisis pour leur mariage
Lieu de réception : Le Domaine du Bois Coquet | Photographe : Laure Blanchet | Vidéaste : Pierre-Alain Mouton | Fleuriste : De Lys en Délices | Robe de mariée : Madame a Dit Oui | Costume : Atelier Coqlico | Coiffure et maquillage : Clémence Chérel | Alliances : Zeina et L’Atelier Joaillerie | Chaussures : Eram et Bobbies | Accessoires : Tieroom, Charlie Paris, Van Schaaijk Studio, BOËM la Fabrique | Faire-parts : Homemade (Léa) | Traiteur : Margot Hamonic | Groupe de musique : Gérard Le Louët | DJ : Sono Factory.