Un lendemain de mariage sur un bateau au large de Pornic
Les invités sont rentrés, le lieu de réception s’est vidé et le calme revient enfin. Après des mois à imaginer, préparer et attendre ce mariage, on aurait presque envie de retenir encore un peu le temps. De prolonger la magie, cette fois juste à deux.
Et pour ça, difficile d’imaginer plus joli programme : monter à bord d’un voilier, regarder doucement la côte s’éloigner et profiter de quelques heures en mer. Du soleil, les pieds nus sur le pont, un bon repas, quelques bulles et surtout… plus rien à organiser. Simplement le plaisir d’être ensemble et de savourer encore un peu ces jours qui sont passés beaucoup trop vite.
C’est cette parenthèse qu’a imaginée Ilana, créatrice de l’Atelier Stoneto et à l’origine du projet : un lendemain de mariage sur un bateau, au large de Pornic. À ses côtés, Tiphaine, du Studio Tiphaine Taurinya, a participé à la direction artistique du shooting et réalisé une délicate papeterie inspirée du bord de mer.
À bord du Salina 1944, le plus vieux voilier de Pornic, elles ont réuni une équipe de prestataires pour donner vie à « Le temps d’une marée ». Une inspiration qui donne sérieusement envie de ne pas rentrer tout de suite à la maison.
Le temps d’une marée
Le temps d’une marée : raconter ce qui vient après
« Il y a ce moment, après le mariage, où l’on souffle enfin. Loin des discours, des listes d’invités et des derniers ajustements. Juste deux personnes, et la mer. C’est cette parenthèse que nous avons voulu raconter, le temps d’un shooting à Pornic, à bord du plus vieux voilier de la ville.
Une robe courte, légère, qui n’a plus rien à prouver. Un short, des pieds nus sur le pont. Loin du faste du jour J, place à la décontraction. Celle qu’on s’autorise enfin quand tout est derrière soi.
Le skipper largue les amarres. La côte défile, dévoilant des paysages que l’on ne regarde jamais vraiment le jour de son mariage, trop pris par l’émotion. Ici, on prend le temps de les observer.
Sur le pont, quelques mets soignés, préparés par un restaurant gastronomique : du vin, des huîtres, de petites bouchées délicates que l’on grignote en se racontant des souvenirs encore frais. Les bijoux brillent légèrement au soleil, discrets et précieux.
Et puis il y a la boîte. Celle où l’on a glissé les souvenirs du jour J — le faire-part, un menu, quelques marque-places et le voile, comme pour refermer quelque chose de précieux.
Ce n’est pas un mariage. C’est ce qui vient après. Le vrai début.»
Les mots d’Ilana
« Que reste-t-il d’un mariage, une fois les derniers invités rentrés chez eux et les listes de tâches enfin refermées ?
C’est la question qui a donné naissance à ce shooting, que nous avons imaginé avec Tiphaine, illustratrice et créatrice de papeterie, et réalisé à bord du Salina 1944, le plus vieux voilier de Pornic. Nous l’avons appelé « Le temps d’une marée ».
Après des mois d’organisation et plusieurs jours de festivités, les mariés vivent un moment que l’on raconte rarement : celui où ils se retrouvent enfin seuls, tous les deux, sans discours à préparer ni photo de groupe à orchestrer.
J’avais envie de montrer cette parenthèse, et de rappeler que les bijoux que je crée ne sont pas pensés pour un seul jour de faste. Ils sont pensés pour rester, pour accompagner le quotidien qui commence juste après.
J’en ai parlé à Tiphaine. Elle a tout de suite compris ce que je voulais raconter, et nous avons construit le projet ensemble, avec une intention commune : montrer la réalité de l’après-mariage, ce moment discret où l’on souffle enfin, à deux, loin des félicitations et du protocole, une fois la mise en scène du jour J rangée avec le reste. »
Les mots de Tiphaine
« Ce shooting est né d’une idée d’Ilana, bijoutière, qui m’a proposé de nous retrouver à bord d’un voilier à Pornic.
J’ai immédiatement adoré l’idée et nous avons conçu le projet ensemble, avec une intention commune : raconter quelque chose de simple et de vrai. La réalité de la vie après un mariage : se retrouver à deux, enfin, après plusieurs mois d’organisation intense et plusieurs jours de festivités.
Le lieu était déjà très inspirant. Nous n’avions pas besoin de grand-chose d’autre.
Un joli repas sur le pont, et les magnifiques fleurs locales d’Estelle qui ont apporté cette touche de douceur et de légèreté.
Dométhilde nous a rejoints lorsque le projet était plus abouti, pour capturer tous ces instants sur l’eau avec son œil juste et sensible. »
Un mariage sur un bateau façonné à plusieurs mains
Ilana : « Ce shooting n’aurait pas eu la même justesse sans les personnes qui l’ont façonné avec nous. Chacun a apporté sa matière, son regard, son métier. Cette addition de sensibilités donne au shooting sa vérité. Le lieu portait déjà tout ce dont nous avions besoin. Nous n’avons rien ajouté qui ne soit pas nécessaire.
Le décor s’est imposé de lui-même. Le Salina 1944, amarré au port de Pornic, un décor parfait pour un mariage sur un voilier, loin du rythme de la cérémonie.
Une robe courte et légère, signée Sandrine, une créatrice de robes de mariée dont j’aime profondément l’univers, et qui n’a plus rien à prouver après avoir porté toute l’émotion de la veille. Un short, des pieds nus sur le pont.
Loin du faste du jour J, place à la décontraction que l’on s’autorise enfin quand tout est derrière soi.
Le skipper largue les amarres. La côte défile lentement, et c’est là que les paysages qu’on ne regarde jamais vraiment le jour de son mariage, trop pris par l’émotion, reprennent toute leur place. On les observe, on les commente, on s’arrête dessus. Le vent, le sel dans l’air, le bruit de l’eau contre la coque : rien de tout cela n’a existé pendant la cérémonie, tant l’attention était ailleurs. Sur ce voilier, on le découvre presque pour la première fois.
Sur le pont, un repas préparé par Le Chef Lainé de L’Orangerie, décoré du Bib Gourmand par le Guide Michelin, attend les mariés : aspic d’huîtres, tataki de thon, quelques bouchées délicates que l’on grignote en se racontant des souvenirs encore frais de la veille.
Pour les accompagner, Kevin sommelier à La Cave de la Ria a composé un accord mets et vins pensé spécialement pour cette matinée. Rien n’est figé. On mange avec les doigts, on rit, on refait le film des derniers jours.
Les bijoux, eux, brillent légèrement au soleil. Discrets, portés sans y penser, comme n’importe quel jour. C’est exactement ce que je voulais montrer avec ce shooting. Un bijou de l’atelier ne se remarque pas parce qu’il brille fort. Il se remarque parce qu’il reste là, sur la peau, bien après que la robe de mariée soit rangée dans sa housse. »
Découvrez la liste détaillée des prestataires en base de page.
Une papeterie inspirée des petits trésors de la côte de Pornic
Tiphaine : « Quand Ilana m’a parlé de ce voilier à Pornic, j’ai immédiatement su quelle papeterie poserait sur le pont. J’avais déjà commencé à esquisser quelques illustrations autour de la côte de Pornic. C’est un endroit qui m’inspire profondément, avec ses rochers, ses criques et ses petits trésors échoués. Mais c’est ce shooting qui m’a vraiment donné l’envie d’aller plus loin, de travailler davantage l’univers marin sans rentrer dans le cliché.
Cette collection est née de mes balades sur le littoral, les coquillages ramassés au passage, les galets polis par les vagues, les petits fragments que l’on glisse dans sa poche sans trop savoir pourquoi et que l’on retrouve des semaines plus tard.
C’est une collection qui me ressemble profondément. J’ai toujours été attirée par les bords de mer, par cette façon qu’ils ont de ralentir le temps et de rendre les petites choses précieuses.
J’ai voulu dessiner tous ces petits détails avec précision, à la main, comme on les observerait accroupie sur la plage. Chaque illustration est un témoignage discret d’un lieu traversé, d’une balade, d’un moment suspendu.
Et parce qu’un mariage, c’est aussi l’histoire d’un lieu et d’une lumière, ces dessins deviennent naturellement le fil conducteur d’une papeterie sensible et intemporelle.
Lors de l’élaboration du shooting, je me suis tout de suite dit que c’était l’occasion de montrer ce que l’on peut faire de tous les souvenirs que l’on a gardés du mariage : les petits objets, quelques photos, le voile, la papeterie, quelques fleurs séchées, des bijoux.
Quand j’accompagne mes mariés, je leur parle toujours de l’importance de créer une papeterie vraiment personnelle, qu’ils auront envie de conserver à travers les années. La papeterie n’est pas là juste pour faire joli ou pour impressionner les invités. Elle est avant tout là pour raconter une histoire. La leur.
Je crée des papeteries intemporelles et profondément personnelles, pensées pour être gardées bien après le mariage.
Depuis quelque temps, je réfléchis à différentes façons de conserver la papeterie après le jour J : sous forme de tableau à accrocher au mur, ou d’une belle boîte chinée où glisser tous les souvenirs.
J’adore l’idée de venir ouvrir cette boîte de temps en temps, à deux ou en famille, pour se replonger dans cette période si particulière des préparatifs.
C’est une façon de prolonger la magie du mariage bien au-delà du jour J, de garder vivant ce qui pourrait si facilement s’effacer avec le temps. »
Des bijoux pensés pour traverser le temps
Ilana : « Il y a un objet, dans ce shooting, qui résume à lui seul ce que nous voulions raconter : une boîte, où les mariés ont glissé le faire-part, un menu, quelques marque-places et le voile. Comme pour refermer, avec soin, quelque chose de précieux.
Ce geste dit beaucoup. Un mariage ne se termine pas avec la dernière danse. Il se prolonge dans les objets qu’on garde, dans les gestes qu’on répète encore quelques jours après, dans cette boîte fermée qu’on rouvrira dans dix ans pour se souvenir de ce qu’on ressentait ce jour-là.
C’est la même logique qui anime mon travail à l’atelier. Un bijou n’a de sens que s’il traverse le temps, s’il se transmet, s’il continue de raconter quelque chose bien après le moment où il a été offert.
Je crée des bijoux pour marquer un moment de vie, et le mariage en est un des plus forts. Mais ce que ce shooting m’a permis de dire, c’est que le bijou ne s’arrête pas à la cérémonie. Il continue d’exister le lendemain, sur une main qui tient un verre de vin, sur une peau qui a pris le soleil, dans un moment où plus personne ne regarde.
Cette continuité m’intéresse depuis que j’ai ouvert l’atelier à Pornic. Un bijou en or de seconde vie n’est pas pensé pour un jour de faste. Il est pensé pour être porté encore et encore, jusqu’à ce qu’il se transmette à son tour, à un enfant, à une petite-fille, à quelqu’un qui n’est pas encore né.
Le jour du mariage n’est qu’un point de départ. Ce qui compte vraiment se joue dans les années qui suivent, dans tous ces lendemains où le bijou continue d’être porté, sans mise en scène, simplement parce qu’il fait maintenant partie de la vie de la personne qui le porte.
Avec ce shooting, nous avons raconté ce qui vient après le mariage, ce vrai début que personne ne met en scène.
Si vous préparez votre mariage, ou si vous en revenez tout juste, et que vous vous demandez quel bijou pourra vous accompagner bien après la dernière danse, venez en parler à l’atelier. Je serai heureuse de vous montrer les photos complètes de cette matinée en mer, et d’imaginer avec vous ce que sera votre propre lendemain. »
Et si vous prolongiez encore un peu la magie ?
Le lendemain du mariage mérite lui aussi d’être célébré ! Découvrez Dolce Marea, une autre inspiration imaginée autour de ce moment si particulier, entre douceur, lumière et paysages bretons.
La team du shooting
Direction artistique et bijoux : Atelier Stoneto | Direction artistique et papeterie : Studio Tiphaine Taurinya | Photographe : Tomber en Amour | Voilier : Voilier Salina 1944 | Fleuriste : Pa’onya - Ferme florale | Robe de mariée : Sandrine | Vin : La Cave de la Ria | Repas : Restaurant L’Orangerie | Travel planner : Petit Détour.